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CDRCO

Valeur légale

La technologie d’ancrage sur blockchain publique, dont OpenTimestamps est l’un des plus parfaits représentants, est désormais pleinement entrée dans l’arène judiciaire. [1, 2]

Si les protocoles open source comme OpenTimestamps sont massivement exploités en amont par des ONG, des journalistes d’investigation (comme le consortium Starling Lab pour documenter les crimes de guerre) ou des entreprises pour figer des preuves d’automatisation, son opposabilité devant un tribunal régalien obéit à des règles précises. [3, 4]

L’analyse de l’état de l’art jurisprudentiel et des pratiques d’arbitrage met en lumière les points suivants :

La jurisprudence clé : L’affaire AZ Factory (Mars 2025)

En France, le tournant historique a eu lieu devant le Tribunal Judiciaire de Marseille (20 mars 2025, AZ Factory c/ Valeria Moda). [1, 2]

  •  
  • Le conflit : Une affaire de contrefaçon et de droits d’auteur dans le domaine de la mode. [5, 6]
  • L’exploitation de la preuve : Pour prouver l’antériorité de ses croquis et visuels, le créateur avait ancré les empreintes cryptographiques (hashs SHA-256) de ses fichiers numériques dans une blockchain publique. [2, 6]
  • La décision du juge : Le tribunal régalien a formellement validé la valeur probante de l’horodatage par blockchain. Il l’a qualifié de commencement de preuve par écrit (au sens de l’article 1362 du Code civil) suffisant pour établir de manière indiscutable que le fichier existait sous cette forme précise à cette date. [1, 2, 7]
  •  

Comment un reçu OpenTimestamps (.ots) est-il exploité au tribunal ?

En droit civil (notamment français ou européen), le principe qui domine est celui de la liberté de la preuve par tout moyen dès lors qu’elle est loyale. Un reçu OpenTimestamps (.ots) n’est pas une preuve magique autonome, mais il agit comme un témoin mathématique parfait. [3, 8]

Dans un conflit, la production de la preuve se déroule généralement en trois étapes :

  1. Le constat d’huissier (commissaire de justice) ou d’expert : L’avocat ne présente pas juste le fichier .ots au juge. Un expert ou un commissaire de justice constate le fichier source, calcule son hash, et utilise un client OpenTimestamps indépendant pour vérifier l’arbre de Merkle jusqu’au bloc Bitcoin. [3, 7]
  2. La démonstration de non-rétroactivité : L’expert démontre au tribunal que pour falsifier cette preuve, il aurait fallu réécrire l’historique de la blockchain Bitcoin (ce qui est mathématiquement et financièrement impossible), garantissant qu’aucune modification rétroactive n’a pu avoir lieu. [9, 10]
  3. Le faisceau de indices : Le juge combine cet ancrage mathématique avec d’autres éléments (e-mails, contrats) pour acter la titularité du droit. [11]

Tribunaux d’arbitrage et conformité internationale

Dans le cadre de l’arbitrage commercial international (souvent plus flexible et technique que les tribunaux étatiques), l’usage d’OpenTimestamps et des hashs blockchain est devenu une pratique courante, notamment pour :

  • Les litiges de propriété intellectuelle et secrets d’affaires : Prouver qu’une formule chimique ou un code source existait secrètement dans l’entreprise à une date T avant une fuite ou un dépôt de brevet concurrent.
  • Le renforcement des preuves : De plus en plus de legaltechs intègrent OpenTimestamps pour doubler les horodatages traditionnels (comme les normes eIDAS en Europe) afin de s’assurer d’une validité transfrontalière absolue en cas de défaillance d’une autorité de certification centrale. [12, 13]

Renforcement de la preuve

Certisio augmente les probabilités de succès judiciaire grâce à la jurisprudence établie en matière de « présomption de preuve ». L’arrêt du 29 novembre 2001, la Cour d’appel de Nancy (BICC n°553 du 1er avril 2002) a jugé que le fait qu’une partie refuse de concourir à l’administration de la preuve pouvait être regardée comme une présomption de ce qu’elle avait admise le bien-fondé de la prétention de son adversaire.
Il s’agit ni plus ni moins que d’un renversement de la charge de la preuve par la partie qui conteste les outils techniques qui ont élaboré la chaine de protection. À défaut les éléments apportés par CERTISIO rend la preuve irréfragable.

LA RÉPONSE CERTISIO
CERTISIO permet de transformer une simple captation terrain en élément documentaire de preuve, sécurisé et traçable.
La solution structure une chaîne documentaire renforcée intégrant :

  • prise de photo via application sécurisée,•
  • horodatage automatique, •
  • géolocalisation,
  • génération d’un certificat PDF,
  • signature électronique,
  • enregistrement de l’empreinte numérique sur blockchain,
  • archivage exploitable dans les processus opérationnels.

[1] https://arkhineo.com

[2] https://www.village-justice.com

[3] https://papers.ssrn.com

[4] https://cryptoslate.com

[5] https://www.village-justice.com

[6] https://www.tediji.eu

[7] https://cmc-avocats-bordeaux.fr

[8] https://getproofsnap.com

[9] https://www.youtube.com

[10] https://originstamp.com

[11] https://www.dreyfus.fr

[12] https://www.researchgate.net

[13] https://getproofsnap.com

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